mardi 8 mars 2011

Chronique de blog : Possessions d’un monsieur

Seconde chronique des blogs de Soule, avec à l’honneur celui de Mathieu Larregain (que nous avons déjà eu dans nos locaux l’an dernier lors de cette mémorable soirée Zombies, rappelez-vous !).
Mathieu est surtout un bédéphile amateur de Zombies (donc) et de comics américains (en particulier de Batman, son héros fétiche dont il doit posséder pratiquement tous les épisodes publiés à ce jour en France ET en Amérique), mais aussi de littérature fantastique. Il nous fait partager sa passion dans son blog depuis quelques années maintenant, même s’il a tout remis à plat en avril 2010, pour une raison inconnue (mais ça colle bien au personnage qui refuse d’arpenter les sentiers battus, tout en marchant quand même pas trop loin, au cas où il se perdrait).

La ligne éditoriale est claire : pas de prise de tête, régularité de publication (plusieurs billets par semaine), désinvolture, et critique subjective au menu (c’est même annoncé en grandes pompes dans le titre du blog : « Where subjectivity’s welcome ! ») !
Vous y trouverez donc des chroniques (avec des notes –s’il vous plait- allant du « tout pourri » au « ça déchire grave le séant de toutes les mamans de pluton »!) de livres, de DVD, de Mangas, de la BD française (comme les œuvres de Manu Larcenet) mais aussi des dédicaces inédites d’auteurs (qui ont bien voulu lui signer une de leurs œuvres).

Pourquoi j’aime son blog ? Pas parce que c'est avant tout celui d'un pote, mais parce que moi-même, je suis fan absolu de comics et de Zombies, que j’aime aussi la littérature fantastique, et qu’il y a certainement des tas de choses sympa que je ne connais pas encore (malgré mon grand âge), qu’il me fera encore découvrir !

Pour lire ce blog hébergé chez Over-blog : http://possessionsd-unmonsieur.over-blog.com/

Allez, un peu de musique pour terminer cette chronique!
Eric Sardinas and Big Motor Live, avec "Down in the Bottom" (j'ai pas trouvé "Gone to Memphis"), it is fuckin' dirty Rock n'Roll, Babe!

Allez, qu’on en finisse et vite, de ce monde de merde !

Après les massacres en côte d’Ivoire et en Lybie, après les arrestations iniques des jeunes de SEGI par des barbouzes encagoulées et autres abominations de notre temps, à l’heure où Marine LePen est en pôle position dans les intentions de vote au premier tour des présidentielles françaises de 2012 –très ironiquement le jour de la journée mondiale de la femme-, (et faute –uniquement- de programme et de candidat sérieux dans tous les autres partis en lice), je n’ai plus qu’un seul souhait : que d’infâmes extraterrestres débarquent sur terre et nous exterminent tous ! Pour la petite anecdote toujours bonne à savoir, c’est ce qu’aurait prédit l’astrophysicien de renom Stephen Hawking

« Ouh là », allez vous me dire ! « Qu’est-ce qui lui prend à lui, ce soir ? »

Rassurez-vous, c’est passager : c’est juste que je viens de (re)lire la Guerre des mondes, de H.G. Wells, et pour ceux qui ne connaissent pas, c’est exactement le thème de ce grand roman que je conseille à tous, et notamment à ceux qui auraient oublié que l’homme n’est qu’un ours comme les autres, sur cette planète et dans l’univers.

S’il fallait ne retenir qu’un seul message véhiculé par ce livre, ce serait : « arrêtons donc de nous croire aussi importants et indispensables et ayons de la pitié pour les tous les êtres auxquels on impose notre domination ! »

Le sujet du livre : un jour, à la fin du 19ème siècle en grande Bretagne, les martiens débarquent. On ne sait pas trop quelles sont leurs intentions au départ, si ce n’est de détruire Londres et boire le sang de ses habitants. Je ne vais pas tout vous raconter parce que ce serait du gâchis et vous n’auriez plus envie d’en savoir plus, mais sachez que ça finit relativement bien pour l’espèce humaine (malheureusement, aurais-je envie de dire). En tout cas, il est très aisé de faire le parallèle entre cette histoire de science fiction et l’invasion de l’Amérique par les colons de la vieille Europe, par exemple…

L’écriture est un peu datée par moments, et je trouve la traduction -de l’anglais au français- un peu approximative sur certains passages ; il y a aussi parfois quelques redondances et incohérences dans le récit, mais l’histoire est globalement passionnante, malgré quelques bondieuseries de rigueur en conclusion, dont on se serait bien passé.

Pour ceux que ça intéresse, sachez que ce livre est disponible à la bibliothèque de Mauléon, et qu’il est toujours édité chez Folio. Il est même tout à fait accessible à de jeunes lecteurs (à partir de 11 ans et jusqu’à la tombe).

Il a par ailleurs été adapté à la radio (en 1938 par Orson Welles, rien à voir avec l’auteur), au cinéma par deux fois, en 1953 et en 2005 (souvenez-vous, avec Tom Cruise dans le rôle principal de cette seconde version), mais aussi en Comics, ainsi qu’en comédie musicale par un certain Jeff Wayne. Alors c’est vrai : ça sonne très années 70, mais c’est un vrai petit bijou, tout en ambiance ! Écoutez donc cet extrait « the eve of the war », ça remet du baume au cœur !

mercredi 2 février 2011

HARTZAIRU OSPA DEZAGUN 2011KO OTSAILAREN 2AN !

Mendez mende eta otsailaren 2 edo 3an , Europako populuek ospatzen zuten hartza eta bere zilotik ateratzea. Frantziako bazterretan besta horrek Hartzairu zuen izen erabiliena eta iraun du XVIII. mendera arte, erran nahi baita atzo arte.

2010ko otsailaren 2an lagun batzu bildu gira matahame afari baten karietara eta ospatu dugu Kandelairu eta Hartzairu, gure historia zaharreko harien berriz lotzeko nahian baita oihanetako errege hartzaren goratzeko.

Aurten ere Hartzairu ospatuko dugu eta, sinbolikoki bada ere, gure kontinenteko natura salbai eta handiaren itzulerara hedatuko dugu, erran nahi baita Eurasiara. Badakigu bai natura salbaiak bere indarraren adierazteko kontinente baten hedadura merezi duela. Gune hersi eta bakartietan natura bazterturik onartzeak etsipena ekarten du, hala nola hiri itsusi batean etxe eder baten ikusteak dekorazio elementu soilera mugatzen dela ohartzean.

Hartzairu ospatuko dugu senditzen dugulako natura zabal baten izatea, abere handiez inguraturik, aberastasun bat dela, kultur, ezpiritu eta materiel mailan. Horren ekarpenak ezin irudikatuak dira gutariko gehienentzat, ez dugulakoz ezagutzen biodibersitate osoa.

Azkenean Hartzairu ospatuko dugu pentsamendu sendikor bat ukanez Atlantikotik Japoniako itsasoraino bizitza egoki baten alde borrokatzen diren abere eta giza anaier eta orai hasten den mende honetan. Gogoan ditugu bereziki iberiar katamotzak, hauek dira munduan gehienik mehatxaturik diren katu motak, errusiar ekialdeko tigreak, hauk dira euro-siberiako tigreen azken belaunaldiak, leopardak, elurretako panterak, Asiako lehoak, otsoak, hartzak, bisoiak, oreinak, basa zaldiak eta bereziki berriz basa bizitzearen alde lan egiten duten jendeak.


Gure etxetan edo leku publikoetan,

naturaren erdian, ospa dezagun Hartzairu !



(crédits : Grégory Carbonnaux, Maurice Hornocker) L’aigle bicéphale eurasien : l’ours, ici en Slovénie, et le tigre, ici en Sibérie.


Marie Coquet et Stéphan Carbonnaux, Pyrénées – France, Artzamendi- Nature, Sauvage et Civilisation: www.artzamendi.fr , Alain et Michel Sennepin, Auvergne - France, 4 continents pour les tigres et Europe Tigre : www.avenir-tigres.com, rejoints, d’ouest en est, par :

- Joao Pedro Galhano Alves, docteur en anthropologie, chercheur et créateur du concept de «Vie en biodiversité totale » (Europe, Afrique et Asie), Université de Lisbonne – PORTUGAL et Université de Montpellier III - France : galhanoalves@yahoo.fr,

- Laurent Caudine, artisan d’art, écologiste et auteur, Pays-Basque, France : www.xiberoa.blogspot.com,

- Etienne H. Boyer, berger devenu rédacteur web, écologiste et auteur, Pays Basque, France: http://etiennehboyer.free.fr,

- Geneviève Cuisset, combattante écologiste, Pays Basque, France : http://jenolekolo.over-blog.com, Florian Rochet, animateur nature et naturaliste, Béarn, Pyrénées, France : http://vers.nature.over-blog.com ,

- Michel Chalvet, fonctionnaire d’Etat, naturaliste et défenseur de la nature sauvage, Béarn, Pyrénées, France, Radicalement nature : http://radicalement-nature.over-blog.com/, Eugène Reinberger, ingénieur, syndicaliste et écologiste, Béarn/France hamazortzi_iraila@orange.fr

- Philippe Pirard, médecin et naturaliste, Paris, France : philippe_pirard@hotmail.com, Grégory Carbonnaux, chef d’entreprise et naturaliste, Val d’Oise, France : gregory@ch2o.fr, Anna Jeretic, peintre, graveur, sculpteur et calligraphe, Seine-et-Marne, France : www.annajeretic.com

- Gilbert Cochet, Gilbert Cochet, professeur agrégé de sciences naturelles, correspondant au Museum national d'histoire naturelle, expert auprès du Conseil de l'Europe, naturaliste, d éfenseur de la naturalité et de la grande faune et auteur, Ardèche, France : gilbert.cochet@wanadoo.fr,

- Antoine Nochy, écologue, praticien du rewilding (Yellowstone, Etats-Unis), spécialiste des loups, défenseur de la grande faune, Cévennes/Montpellier, France : antoine.nochy@gmail.com ,

- Philippe Charlier, fonctionnaire d’Etat, naturaliste et défenseur de la faune mammifère, Meuse, France, pcharlier@wanadoo.fr,

- Marc Michelot, naturaliste et défenseur de la grande faune (notamment des chevaux Tarpans), Ain, France : marc.michelot@club-internet.fr,

- Martine Massot, association Tigrissima, Provence, France : www.tigrissima.fr,

- Daniel Klich, professeur d’écologie appliquée et spécialiste des chevaux et mouflons sauvages, Université

catholique Jean-Paul II de Lublin, POLOGNE : klich@kul.lublin.pl,

- Yuri Bersenev, biologiste et directeur du Parc national de Zov Tigra – SIBERIE/RUSSIE: Зов тигра Национальный парк zovtigra@mail.ru


Nous remercions chaleureusement les traducteurs : Alain Sennepin (anglais), Georges Garcia (espagnol), Allande Etxart (euskara), Olga Kluchnikov (russe), Sabine Klöckner (allemand) et Joao Pedro Galhano Alves (portugais).

Dersou Ouzala

Je viens de lire un livre qui m’a été conseillé par un copain naturaliste, Stephan Carbonnaux. C’est d’ailleurs à lui que je l’ai acheté, sur son stand, durant le salon Asphodèle à Pau. Eric Pétetin qui était à mes côtés m’a dit que lui-même l’avait lu et qu’il l’avait trouvé formidable, ce qui a fini de me convaincre (Eh oui, je suis de ceux qui peuvent être convaincu par Eric Pétetin). Sur la table de Stephan, il y avait ses livres à lui (puisqu’il en a écrit de nombreux que je vous invite expressément à découvrir) mais aussi des livres écrits par d’autres dont il conseillait la lecture. Et comme je suis friand de conseils de lecture (notamment venant de quelqu’un que j’apprécie particulièrement) je lui ai acheté ce bouquin dont je vais vous parler maintenant, « Dersou Ouzala » de Vladimir Arseniev (j’ai lu un extrait de ce livre le mois dernier dans cette même émission).

Dersou Ouzala est un chasseur Gold qui vit en Sibérie dans la taïga de l’Oussouri. Ce personnage va rencontrer Vladimir Arseniev qui est l’auteur du roman en personne. En fait, ce n’est pas un roman mais un récit, puisque l’auteur raconte une histoire vraie. Il a réellement rencontré le personnage de Dersou.
Le livre raconte l’exploration d’Arseniev, dans ce pays où la nature est particulière riche et sauvage. C’est écrit magnifiquement, comme un roman. Ce qui fait que ce livre a l’avantage d’être un livre scientifique, ethnographique et en même temps, une histoire qu’on se plait à lire pour le plaisir de suivre les péripéties des personnages. Ce qui m’a aussi plu dans ce livre c’est la réflexion philosophique qui en découle, c’est-à-dire, notre place dans la nature.

Dersou, est un indigène, il connaît la nature et sait la lire d’une prodigieuse façon. Il est en connexion directe et intime avec elle car il vie en elle. Il n’y a pas d’amour de la terre au sens que moi je lui donne (vous me verriez enlacer un arbre et lui dire que je l’aime, vous comprendriez ce que je veux dire). Par ailleurs, je suis incapable de tuer une poule, un quelconque animal et quand je tue une mouche je m’excuse auprès de la mouche. Cependant, je trouve que c’est confortable d’aimer la nature de cette façon car il n’y a plus besoin de la « craindre ». Dersou lui, craint la nature mais la respecte profondément. Il est intimement lié à elle et il sait qu’il dépend d’elle directement, par son propre effort de vie et son propre réflexe de survie. A la fin, la vieillesse arrive pour Dersou et c’est là que l’auteur va réellement expliquer jusqu’où et comment Dersou Ouzala est lié à tout ce qui l’entoure.
Il n’y a pas d’amour de la terre non plus au sens que nos chasseurs d’ici lui donnent, car eux, comme moi, sommes complètement immergés dans la vie moderne. Nos chasseurs ont besoin de temps en temps de tirer pour se défouler et soigner leurs névroses ou je ne sais quoi ; rien à voir avec le chasseur Dersou qui n’est pas malade. Je pense que nous sommes malade enfermés que nous sommes à l’intérieur d’une société dont la propension la plus nette tend à séparer plutôt qu’à relier.

Dans le livre, il y a beaucoup d’animaux. Des loups, des tigres, des ours, des sangliers… La forêt elle-même est décrite comme impénétrable, un véritable enchevêtrement, sans compter les éléments météorologiques qui s’en donnent à cœur joie et qui semblent faire de ce pays un endroit particulièrement rude. Je me demande ce que devient aujourd’hui cet endroit, d’un point de vue écologique. Car la fin du roman indique que de profonds changements ont eu lieu. L’auteur raconte qu’il est retourné deux ans après sur la tombe de Dersou mais les lieux n’étaient plus reconnaissables : « une colonie entière s’était créée près de la gare, on avait commencé à exploiter des carrières de granit …/… à abattre la forêt et à fabriquer des traverses pour la voie ferrée…"

Il y a eu un film, réalisé par Akira Kurosawa tiré du livre et il paraît qu’il était excellent. C’est assez rare pour le souligner. Il y a consensus sur ce point apparemment. D’ailleurs, quand on cherche « Dersou Ouzala » sur Google très peu de liens informent que c’est avant tout un roman et parlent plutôt du film. J’ai vu quelques extraits sur internet qui effectivement semblent de très bonne augure.



A propos de Stephan, à noter son nouveau site lié à ses nouvelles activités
http://www.artzamendi.fr

mardi 1 février 2011

PORTRAIT DE BLOG : Maaatch, témoin souletin de notre époque

Je vais vous parler du blog de Maaatch, auguste internaute souletin qui sévit de façon assez confidentielle sur la toile depuis le 30 janvier 2008.
Alors ne comptez pas sur moi pour trahir l’identité du bonhomme –ceux qui savent surfer sur le web sauront vite le démasquer- ! Son blog s’appelle donc « portraits d’ici et d’ailleurs », et, comme son nom l’indique, est d’abord parti d’une volonté de l’auteur de présenter très succinctement les gens qui croisent sa vie au quotidien, mais aussi de ceux dont on entend parler dans les médias. Au fil du temps, la ligne éditoriale s’est automodifiée, et aujourd’hui, celui qu’on appelle Maaatch a étendu ses sujets aux thèmes d’actualité, ou tout simplement à ces petites choses de la vie qui nous agacent ou nous font rire.
Ça balance contre les assurances qui augmentent leurs tarifs, contre Cantona qui n’a eu que de la gueule lorsqu’il a lancé son idée de planter les banques, ça envoie même quelques saillies couleur d’écologie lorsque ça critique l’augmentation des gaz à effet de serre due à l’activité humaine, ou lorsque ça constate la disparition des abeilles… Mais à côté de ça, ça philosophe tout en faisant l’apologie de jeux vidéos, de livres ou de films d’horreurs, ça « clin d’oeille » à tout va sur le vrai métier de l’auteur (que décidément je ne trahirais pas !), et surtout ça montre la Soule plus vraie que Nature et dans tous ses états, ainsi que de jolies dames légèrement vêtues ; bref, les sujets sont assez éclectiques…
Le tout est traité dans des articles courts et illustrés d’une image plus ou moins en rapport avec le thème développé. Maaatch emploie un ton plutôt léger et sans prise de tête, le plus souvent très respectueux, voire même carrément neutre par moment (cette « neutralité » étant l’un des rares reproches qu’on pourrait lui faire, à ce foutu « suisse »).
« Portraits d’ici et d’ailleurs » est un blog qui -s’il peut parfois paraître un peu naïf pour les amateurs de polémiques- met tout le monde de bonne humeur !
A suivre !

Facebook et Twitter sont nos amis !

Bon, pour l’avoir lu dans ton blog, je sais que Facebook et toi, ça fait deux ! D’ailleurs tu n’es pas le seul, Laurent, à vomir sur Facebook et ses inconvénients, car il y en a de très nombreux (inconvénients) c’est évident… Mais ce n’est pas l’objet de cette chronique. Aujourd’hui, je vais vous expliquer en quoi les médias sociaux peuvent changer le monde (en bien, j’entends, évidemment !)

Si la plupart d’entre vous vont sur Facebook pour partager des vidéos toutes plus débiles les unes que les autres, ou jouer à des jeux chronophages, ridicules et inutiles, sachez que le but de ces outils est avant tout de créer du réseau (sur la base du célèbre dicton les amis de mes amis sont mes amis, ce qui je vous le concède, n’est pas forcément vrai…). Enfin bref, dans une société où tout va « à peu près » bien, comme en France ou aux États Unis d’Amérique par exemple, Facebook n’est qu’un divertissement qui permet de partager des informations (quelles qu’elles soient) à très haut débit.

Et dans un pays où c’est la merde, la vraie, à quoi cela peut-il servir ? Et bien figurez-vous que selon les médias internationaux, Facebook et Twitter ont été d’une très grande utilité pour défaire le régime de Ben Ali en Tunisie ! Car en réalité, il s’agit d’un outil d’information de masse qui permet à n’importe quel pékin moyen de devenir reporter, et d’obtenir presque autant d’audimat que n’importe quel média National en quelques secondes. A titre d’exemple, je vous rappelle que le compte twitter d’un certain Carel Pedre est carrément devenu incontournable pour tenir le monde informé lors du tremblement de terre à Haïti l’an dernier !

Bref, Facebook et Twitter sont devenus tellement puissants que, fort de la toute récente « expérience malheureuse » de Ben Ali en Tunisie, le président Moubarak, en Egypte a préféré faire couper les accès à internet pour essayer de tuer la révolution dans l’œuf ! En vain bien entendu, puisque la colère du peuple Egyptien envers son dirigeant est telle, qu’avec ou sans Facebook, la révolution est inéluctable ! L’être humain a justement cette capacité de pouvoir s’adapter, contourner, ou en tout cas trouver une réponse appropriée à toute situation, aussi désespérée soit-elle ; et c’est une très bonne chose.

Le blog anglophone GigaOM aurait un peu la même interprétation lorsqu’il écrit : « Ce n’est pas Facebook, ce n’est pas Twitter, c’est le pouvoir du réseau ! » sous-entendu « qui fera le succès -ou non- de cette révolution ».
En outre, sachez que le géant Google, qui a tout compris comme d’habitude, vient de proposer ce matin un système alternatif pour permettre à la population égyptienne de twitter par téléphone, sans passer par Internet !

Mais pour vous donner un exemple concret de l’intérêt que pourrait avoir ce cocktail de réseaux sociaux dans les cas de force majeure (comme les récents conflits sociaux en Afrique du nord), voici grosso modo ce que disait un tweet égyptien ce Week-end : « Facebook c’est pour organiser les évènements, Twitter c’est pour la logistique, et Youtube pour montrer tout ce qu’il se passe ici. Et les trois ensemble pour que le monde reste interconnecté… ».

Alors mon petit Laurent, je suis sûr que tout cela change un peu ta vision de Facebook, et plus généralement de toutes ces nouvelles applications web que nous utilisons décidément très mal, non ?

BLOGA BLOGA émission du mardi 2 février 2011


Une émission sans invité et sans Allande en direct live, mais quelle émission, et entièrement en français, s'il vous plait! Quand le président de Xiberoko Botza n'est pas là, les animateurs dansent ;-)

Au programme ce coup-ci :

- La Chronique d'Etienne : Facebook et Twitter sont nos amis!
- Intermède musical : Robot caca, "J'ai fait caca"



- La Chronique de Laurent : "Appel pour la Chandelours."
- la chronique des blogs par Etienne : "Maaatch, témoin souletin d'une époque."
- Intermède musical : Bernard Lavillier, "La salsa"



- La Chronique littéraire de Laurent : « Derzou Ouzala »
- La Chronique littéraire d'Etienne « Le gang de la clé à Molette »
- Intermède musical : Silent Opera, "Black of Despair"



- Interview d'Etienne (H. Boyer) par Laurent au sujet de son livre "L'infection"
- Intermède musical : The lonely Island, "I just had sex!"



- le calendrier :
- Xiberoa Zinez le 5 février à 19 heures au local d'Hebentik à Mauléon
- Bizitoki le 25 février à 20 heures au bar Zinka à Mauléon
- les concerts de la semaine, annoncés par Kalapita

Prochaine émission : le mardi 2 février 2011 à 20 heures ;-)

mercredi 3 novembre 2010

Les livres sont vivants

Je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais les livres, chez moi, c’est plus que des livres. C’est une rencontre. Bien sur vous me direz, un livre ce n’est pas un être vivant et on ne rencontre pas un livre. On ne rencontre que des humains, n’en déplaise à Leo Ferré qui disait « on couche toujours avec des morts » après avoir découvert que sa femme avait tiré un coup de fusil dans la tête de ses deux chimpanzés femelles. Un livre ne tire de coups de fusil qu’entre 2 pages ; Tu frissonnes. Un homme tire un coup de fusil entre 2 yeux… Tu es mort !
Si je n’avais pas vécu une certaine expérience, j’aurais dit comme vous. Le livre c’est du papier, de la colle, de l’encre, des mots dedans ordonnés d’une certaine manière.
Dans les années 80 j’étais à Font Romeu dans un centre spécial pour enfants asthmatique.
J’ai retrouvé il y a quelques semaines, une carte postale que j’avais envoyée à mes parents de là-bas. Sur la carte je les embrassais et à la fin, j’ai relevé cette phrase… J’écrivais : « S’il vous plait, envoyez moi des livres. » En d’autres termes, « des livres, je me meurs ». Des livres pour une délivrance. Des livres pour l’ivresse, des livres car je ne veux plus coucher avec des morts, je veux décoller, je veux me casser de ce cimetierre… mmmh ! malgré Marie-Ange qui me faisait ses yeux de velours tendre à qui j’aurais bien touché le Velin soyeux de sa peau. Dans le cimetierre il y avait un ange.
Toujours à Font Romeu, je me souviens d’un bouquin de Jules Vernes. « De la terre à la lune ». Je pense que je ne me serais jamais rappelé de ce livre, si on ne me l’avait pas volé. On avait enlevé mon frère. On m’avait volé un ami proche avec qui j’échangeais tous les jours. Un livre, quand tu veux, tu l’ouvres un peu, il te raconte en privé des aventures incroyables. Il t ‘écoute lui avec ses feuilles grandes ouvertes. Tu le regardes dans le noir des lettres, les lettres te rentrent dans le blanc des yeux.
Le livre est un être vivant !
Si on ne m’avait pas volé, je n’aurais peut-être jamais compris pourquoi aujourd’hui je suis tellement attaché à eux.
Les livres sont vivants, bien plus vivants que certains somnambules de chair et de sang, morts-vivants ou vivants-morts, grotesque, moraliste, sirupeux, mouillant.
Chez moi, le livre est plus qu’un livre, c’est une rencontre, un voyage, une expérience.
Pour illustrer cela, et vous démontrer définitivement qu’un livre est un être vivant, voici quelques lignes d’un bouquin que je voulais vous faire partager ce soir.
C’était en 1992. En Soule, quelques obscurantistes, paysans passéistes, ténébreux militants gauchistes, écolos, abertzale, anarchistes, et autres citoyens divers luttaient contre le gazoduc. En vallée d’Aspe, des drogués, des étrangers un peu trop flower-power, des Aspaches plumes au vent, peut-être même murmure-t-on des homosexuels s’opposaient au percement du tunnel du Somport… Et Christian Laborde dans « Danse avec les ours »...

mardi 2 novembre 2010

Gure karbono hexa apal dezagün!

Azaroa hilabete hatsarre hontan, Xiberoko Herri Alkargoaren 5. erakusgia antolatürik da. « Erakusgiatik baratzegintzala » lemarekin bi egünez eramanik da. « Energia berriztagarriak – Eko eraikintza – Bizigia sanoa » eta baratzeak ere aipagei dirate...

Gei horik oro, ber helbürü bat badire ororen bürüko: bakotxaren üngüramen hexa edo karbono hexaren apalaraztea... Eta zer da « üngüramen edo karbono hexa »? Sinpleki erraiteko: bakotxak düan edo alkarrekilan dügün mündü hontako baliabide natüralen erabilteko eta kozatzeko heiña da.

Berotzeko eta karreatzeko erabilten dügün energia erabilteak, kontsümitze eta jateko manera desbardinek gure karbono hexa azkarraren ütürri dira. Adibidez, amerikano baten karbono hexa
9 planetakoa da (amerikano bat bezala kontsümitzen edo bizi baginte denak, 9 planeta behar güntüketzü...). Frantses baten karbono hexa aldiz kasik 5 planetakoa da... Eta xiberotar baten karbono hexa ordüan? 5 planetatik hüllan segür ere... Bena gure artean diferentzia hanitx bada:

• gure lanleküaren ürrüntarzünaren araberan (hor berean dügü ala etxetik ürrün?),
• gure jatekoen araberan (leküko mozkinak erosten dütügü ala ürrünetik jiten direnak? Haragi hanitx jaten dügü ala ez?),
• gure etxe edo bizigiaren araberan (isolazio hon bat bada ala ez? Energia berriztagarriak erabilten dütügü ala ez?),
• gure kontsümitzearen araberan (gaüza hanitx erosten? Beztitze edo oski zaharrak arra ezarten edo üsü berri elibat erosten?...).

Eta interneten badira honabeste « güne » non gure karbono hexa estimatzen edo kalkülatzen ahal den. Horietarik hiru «webgüne »ren berri emanen deitzüet...
http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=5387812251472573571&postID=5820758007540919114
Lehena « Good Planet » deitzen da, « goodplanet.org » webgünean atzamaiten dena:
Güne hori, Yann Artus Bertrand-en fondazioarena da. Aski aisa eta zale erabilten den kalkülatze sistema bat proposatzen deikü hor: zure azken bakantzetako hegazkinez egin düzün bidajearen karbono hexa jakin nahi badüzü, izigarri aisa da! Urte osoko karbono hexa kalkülatzen deizü, zük interneten sartüko dütützün informazioneen araberan prefosta! Gero, bakotxak gaintitü behar ez düan karbono hexa emaiten dü eta zure gaintitzearen kosta ere kalkülatzen dizü...

Bigerren webgünea « Bilan carbone Personnel (BCP) » (edo karbono bilan pertsonala) deitzen da, « calculateurcarbone.org » webgünean dena:
Webgüne honek, kalkülatze sistema xüxen eta xorrotx bat proposatzen deizü. Oren erdi batez haboroenik lehen estimazione bat emaiten ahal deizü. Gero hanitxez ürrünago joaiten ahal da kalkülatze sistema... Adibidez: zonbat tomate fresko jan düzün abendütik maitzealat, galdegiten deizünean?!? Behar ere, inkesta webgünean grabatzen edo etxekitzen ahal da beste egün batez arra hartzeko edo osatzeko gisan...

Hirugerren webgünea « coach carbone » deitzen da, « coachcarbone.org » webgünean atzamanen düzüna:
Nicolas HULOT fondazioarena da. Lehenik, zure karbono hexa kalkülatzen düzü eta gero aholkü elibat emaiten deitzü karbono heiñaren apalarazteko: karreatze (edo garraio) sailan, janari (edo elikatze) sailan, alojamentü edo bizigia sailan eta azkenean ekipamentü edo kontsümitze orokorraren sailan.
Simulazioneak edo esprabüak ere egiten ahal dira: gütiago kontsümitzen düan oto bat erosten badüzü, zer ekonomia egiten ahal düzün jakiteko, adibide bat hartzez...

Hona, urte ondar hontan erabaki honen eta xüxenen hartzeko parada hon bat! Eta etzitela inkieta, badügü oroek zerbait xüxentzeko... Gaüza zonbeiten arra ikustera edo pentsamentükatzeak ez dü sekülan minik egin!

Attatta...

Allande Errezarret, 2010ko azaroaren 2a

Zoé Shepard, où l’itinéraire d’une success-story littéraire !

Vous ne pouvez pas ne pas avoir au moins entendu parler du cas d’Aurélie Boullet ! Mais si, vous savez, cette administratrice du Conseil Régional d’Aquitaine, qui a écrit un livre sur son travail de fonctionnaire territorial sous le pseudonyme de Zoé Shepard !
Ah, vous voyez !

Bref, Dans son livre, Aurélie Boullet raconte sa motivation à sa nomination (bien vite tombée en désillusion après quelques semaines de pratique); puis elle pointe du doigt les dysfonctionnements et abus de son service : les tire-au-flanc, les petits chefs et les élus népotistes imbus de pouvoir, les planqués de la machine à café... Elle raconte aussi sa mise au placard... Bien entendu -pas folle la guêpe- Aurélie s’est arrangée pour transposer ses anecdotes dans une autre institution, et a même pris soin de camoufler les protagonistes de son histoire (autant pour protéger son anonymat et son travail que celui de ses collègues, qui en prennent pour leur grade, il faut bien l’avouer).

Malgré tout, Aurélie a été démasquée et dénoncée par un ancien camarade de promo (il est bien dans l’air du temps celui là, d’ailleurs !!!). Et depuis, chacun de ses collègues a cru bon de se reconnaître dans les portraits dressés au vitriol du pamphlet, (je me suis laissé dire que le président du conseil Régional PS Alain Rousset -lui-même- s’y serait reconnu !)
Conséquence, au lieu de la mettre en sourdine pour éviter les vagues et attendre tranquillement que l’orage passe (tout en se remettant en question pourquoi pas, enfin on peut l’espérer), tout ce petit monde -qui se sentait floué- s’est lancé à grand bruit dans une chasse aux sorcières proprement aberrante et sans précédent, déclenchant une tempête médiatique mondiale qui a propulsé « Absolument dé-bor-dée ! » (c’est le nom du bouquin) au top five des livres achetés ces derniers mois en France !
Et résultat, si on tape dans Google les noms des membres du CRA qui ont témoigné contre Zoe Shepard dans SudOuest.fr, on trouve le terme « Coconne », ou « Simplet » associé à leurs patronymes dans les 5 premiers résultats de requêtes ! Ça, c’est vraiment une belle preuve d’intelligence !

Alors très vite, les politicards de tous poils (surtout ceux qui sont coiffés en brosse et qui portent à droite, vous voyez le genre?) en ont très vite conclu que le pamplet était un matériel inespéré pour démontrer à quel point les fonctionnaires glandouillent au frais du contribuable ! Avec un sous-titre évocateur « Comment faire 35 heures en… Un mois! », « Absolument dé-bor-dée ! » pourrait donc devenir l’outil indispensable pour justifier le dégraissage en règle orchestré dans tous les secteurs de la fonction publique depuis plus de 10 ans…
Mais en réalité, Zoé Shepard / Aurélie Boulet n’a pas écrit ce livre dans ce but et ne souhaite absolument pas être récupérée. D’ailleurs elle le clame haut et fort, « c’était un exutoire, à prendre comme tel uniquement »! Bon, pour abonder dans son sens, moi qui ai fait pas mal de boulots, je peux vous garantir qu’on trouve de sacrés paquets de branlottins dans le privé, surtout dans les grosses boites, d’ailleurs !

Au final, Aurélie a été punie (10 mois de suspension sans salaire dont 6 avec sursis) au motif de ne pas avoir respecté son « devoir de réserve ». (Oui, parce que les fonctionnaires doivent avant tout fermer leur gueule devant l’arbitraire, c’est bien connu…) Mais voilà : la jeune femme n’en restera surement pas là, bien décidée qu’elle est à se défendre bec et ongles !
Donc si vous êtes intéressés par ce dossier hautement polémique, je vous conseille de suivre les actualités qu’elle publie très régulièrement sur sa page facebook (qui est ouverte à tous). Vous verrez, c’est une histoire proprement édifiante !

En conclusion, « Absolument dé-bor-dée ! » publié chez Albin Michel et trouvable un peu partout (même dans votre supermarché le plus proche et pour moins de 20€) est un livre très acide, parfois amer, mais très drôle (à prendre au second degré), que je vous conseille de lire pour essayer de faire passer la pilule de la réforme des retraites !

Journal de Guerre...

Un syndicat de police souhaite qu’on poursuive le politique Jean-Luc Mélenchon en justice pour avoir affirmé dans la presse qu’il « existe des preuves que la police a des consignes pour infiltrer et jeter des pierres dans les manifestations sur les retraites ». En gros, les policiers qui sont là pour le maintien de l’ordre (car comme vous le savez –ou pas, peu importe- « Force doit rester à la Loi ») ces policiers, donc, ne supportent pas d’être accusés de semer le désordre en provoquant délibérément le conflit…

Or, si l’on regarde la pléthore de vidéos et d’articles de presse qui circulent sur le Web (véhiculée à très grande vitesse sur Facebook notamment), on s’aperçoit très vite que les mensonges d’état qui pouvaient passer comme une lettre à la Poste au siècle dernier (faute d’information libre) sont très vite éventés grâce à Internet et aux nouvelles technologies. Aujourd’hui, même si la grande majorité de la presse officielle est soit muselée, soit aux ordres d’une 5eme république corrompue, chacun peut contribuer à enrichir l’information via la caméra intégrée de son téléphone portable. Alors souvent, le résultat est médiocre, tremblotant, et au final peu probant. Mais je rappelle que Monsieur tout le monde n’est pas un caméraman professionnel, tout juste un quidam qui est là au bon moment et au bon endroit. Parfois cependant, il arrive qu’on tombe sur des pépites qui sont -quant à elles- sans équivoque…

Voici quelques exemples très intéressants –et non exhaustifs, tant la quantité et la diversité des témoignages est vaste- sur le rôle controversé des forces de l’ordre lors des toutes récentes manifestations contre la réforme des retraites (Je rappelle que vous pourrez trouver sur le blog de l’émission toutes les sources auxquelles je fais allusion dans cette chronique) :

Le 13 octobre 2010 à Paris : les CRS tabassent sans sourciller des journalistes de Canal+ devant les caméras, alors qu’ils exhibent de façon ostentatoire leur carte de presse…

Le lendemain, 14 octobre 2010 : un lycéen de Montreuil qui manifestait (il poussait une poubelle sur la chaussée) est touché à la tête par un tir de flashball. Pour vulgariser le truc, un flashball, c’est un fusil qui tire des balles en caoutchouc un tout petit peu plus grosse qu’une pelote. Le gamin a fini à l’hôpital, et risque de perdre son œil… L’utilisation de l’outil a donc été suspendu pour les jours suivants… Jusqu’à quand ?


Vidéo du lycéen blessé par un tir de flashball à Montreuil
envoyé par rue89. - L'info internationale vidéo.

Le 17 octobre 2010 à Paris : un « casseur » s’attaque tranquillement à une banque en brisant la vitrine avec un poteau. Un quidam s’interpose et se fait attaquer par un autre « casseur » équipé d’une matraque télescopique, qui se retourne ensuite contre la foule avec une gestuelle très particulière et confondante.
Un ancien commissaire de police interrogé par le site d’infos Rue89 le dit texto (tout en affirmant par la suite que « ce n’est pas possible ») : « Pour moi, l'homme à la matraque, on dirait un policier »...
Le site web Arrêt sur Images décortique lui aussi la vidéo et parvient aux mêmes conclusions!

Le 19 octobre 2010 à Lorient dans le Finistère : les gendarmes mobiles utilisent des lacrymos et des grenades explosives (oui vous avez bien entendu) sur une manifestation au départ pacifiste, et ne font que quatre blessés ! C’est du bol !


Des grenades sur la foule
envoyé par Antipenseunique. - L'info internationale vidéo.

Le même jour, le site web Dazibaoueb publie le témoignage d’une personne qui a assisté à une manifestation à Chambéry, et a été surpris de constater que des policiers déguisés en casseurs (comprendre : avec le visage encagoulés) infiltraient la foule et jetaient des projectiles à leurs collègues en uniformes, bien protégés derrière leurs armures. Et puis soudain, les premiers ont remonté un brassard orange marqué de la Police avant de se jeter sur, d’immobiliser puis de livrer aux "robocops" plusieurs jeunes qui s’étaient eux aussi mis à lancer des projectiles devant l’exemple qui leur était montré.

Le 22 octobre 2010, le Boston Globe (journal américain) publie sur son site un reportage de 40 magnifiques photos prises lors des dernières manifestations contre la réforme des retraites.
La photo n°16 montre des gendarmes mobiles en train de tabasser à grand coup de matraque des manifestants du syndicat Sud, qui tentaient de bloquer l’aéroport de Roissy le 20 octobre.
La photo n°21 (prise le 21 octobre à Paris) est quant à elle plus terrible : elle montre des policiers en civil (déguisés en casseurs) en train de gazer et matraquer un jeune handicapé… Aucun doute n’est possible quant à leur appartenance aux forces de l’ordre…

Vous l’aurez compris je pense, tous ces exemples démontrent parfaitement que les forces de police et de gendarmerie ont effectivement des consignes (que l’état se refuse à reconnaître, bien entendu) pour instaurer le désordre, provoquer la panique et les débordements des manifestants, pour ainsi mieux justifier la répression. Et ils vont tellement loin dans la connerie que même un bon père de famille non-violent comme moi aurait envie de leur botter le cul à grand coup de pelle !
On pourrait légitimement se demander si nos « gardiens de la paix » ont une once d’intelligence, de conscience humaine et sont capables de raisonner par eux-mêmes tellement leurs actes sont ahurissants de brutalité injustifiée!

Mais en réalité, tout comme de nombreux citoyens qui gobent tout cru la merde que pond ce gouvernement depuis des décennies, si policiers et gendarmes ne manifestent pas avec les autres corporations, préférant visiblement leur foutre sur la gueule, c’est tout simplement parce que Nicolas Sarkozy et sa bande d’escrocs leur ont promis de ne pas toucher au statut de LEUR retraite…
Pour le moment…
Une chose est sûre, lorsqu’ils le feront (parce qu’ils le feront un jour ou l’autre, c’est une évidence), il n’y aura plus personne pour aller manifester dans la rue avec les flics ! Et -ma foi- lorsqu’on leur enverra l’armée pour calmer leurs ardeurs, ce sera bien fait pour eux !


Manif: des policiers infiltrés.... démasqués
envoyé par LePostfr. - L'actualité du moment en vidéo.

jeudi 28 octobre 2010

BlogaBloga le 2 novembre 2010!


Eh oui les amis! La prochaine émission sera diffusée le mardi 2 novembre 2010 à 20 heures sur Xiberoko Botza (95.5FM). Pas d'invité ce coup-ci, mais des sujets brûlants comme on les aime!

- Etienne va d'abord vous expliquer pourquoi le livre de Zoe Shepard "Absolument dé-bor-dée!" est une success story!
- Allande vous parlera (dans la langue de Matalaz) de notre empreinte carbone et des multiples façons de la mesurer en ligne!
- Etienne (absent lors de l'émission de la rentrée) remettra le couvert avec une chronique explosive intitulée "journal de guerre", qui tentera de retracer le rôle controversé des forces de l'ordre lors des récentes manifestations contre la réforme des retraites!
- Laurent vous parlera de son amour pour les livres, en vous faisant découvrir le magnifique "Danse avec les Ours", de Christian Laborde!
- et on terminera par le traditionnel Agenda du mois!

Comme vous pouvez le voir, le programme est bien costaud (comme il faut)! Ne manquez pas cette émission qui risque fort de rester dans les annales (et dans certains anus!)
;-)

mercredi 27 octobre 2010

Les émissions de la seconde saison 2010/2011

La neuvième émission, celle de la rentrée, le 6 octobre 2010
sans Etienne, mais avec Gillen Iriart comme invité!



La dixième émission (ça se fête!), le 2 novembre 2010
Pas d'invité, mais des sujets brûlants!


Number 11, le 7 décembre 2010, toujours pas d'invité, mais...
ça tire sur les chasseurs et les additifs alimentaires, et ça défend Wikileaks!


12ème, et première émission de la nouvelle année, le 4 janvier 2011, avec le grand, l'immense André Cazetien comme invité!


13ième édition de Bloga Bloga le 1er février 2011, sans invité, sans Allande et en Franskoï, mais quel cru nom de Dieu!



L'émission du 8 mars 2011, et ça repart! Toujours sans invité et sans Allande, et donc entièrement en français! Les sujets : l'ours, les flics, la fin du monde!

mercredi 2 juin 2010

Culture et éducation : même combat!

Comme chaque année, lorsque le festival théâtre mauléonais Mai en scène se termine, je me sens tout patraque, presque en deuil. Ben oui quoi : c’est déjà fini, et il va encore falloir attendre 365 jours pour s’évader pendant seulement 72 petites heures !
Cette année, la troupe Tokia Théâtre (qui co-organise l’évènement avec la ville de Mauléon depuis 8 ans déjà, quand même), la troupe Tokia, dis-je, nous a bien gâtés ! Elle le faisait déjà d’habitude, mais ce coup-ci, c’était vraiment un bon cru !
Le programme était succulent du début à la fin. J’ai même aimé les spectacles de nouveau cirque (que je boude quasiment à chaque fois), c’est vous dire ! Vraiment, à part des éloges, je n’ai rien à redire sur la qualité de l’affiche ! Le public était lui aussi au rendez-vous, et –il me semble- plus nombreux que les années précédentes…



Non, le problème, comme l’ont annoncé l’administratrice de la troupe Josy Lavoye (lors de la réunion préparatoire des bénévoles), puis le comédien Michel Foucher (par voie radiophonique chez nos confrères de MendiLilia), c’est que ni la commune, ni Tokia ne pourront maintenir à un tel niveau de qualité ce festival pour les années à venir, si les pouvoirs publics ne mettent pas la main à la poche.
Cette huitième édition serait peut-être la dernière ?

Eh oui, la tendance Nationale (je devrais même dire INTERnationale) est à la récession, aux budgets « priorisés » (pas forcément judicieusement, d’ailleurs) et en tout cas très serrés. Et comme d’habitude, les premiers postes à en pâtir sont l’éducation et la culture…
Ben oui, pour nos énarques, mais aussi pour tous ceux qui –localement- voient par le petit bout de la lorgnette (et ils sont encore trop nombreux), l’éducation et surtout la culture ne sont pas immédiatement rentables, en termes de monnaie sonnante et trébuchante. Mais qui a dit, qui a cru que le service public était financièrement rentable ?

Ce n’est pas de retour de pognon, de dividendes, dont il est question, mais de richesse de nos cerveaux, de nourriture spirituelle ! Sans accès à une éducation saine et intelligente, et sans une culture large et diversifiée, nous serions à peine plus évolués que des primates, et seul le crédo « Métro boulot dodo » aurait un sens à nos yeux ! Nous n’aurions aucune référence pour argumenter, expérimenter, découvrir de nouvelles choses, et en créer d’autres. Pour tout vous dire, même BlogaBloga n’existerait pas (et je suis sûr qu’il y en aurait pour trouver ça mieux)!
L’éducation et la culture sont deux choses intrinsèquement liées et essentielles à notre qualité de vie, à notre évolution vers le meilleur, au même titre que la nourriture physique et la chaleur d’un foyer.

L’accès à la culture, tout comme à l’école, devrait être gratuit. On touche au social, à la solidarité de la nation envers son peuple. C’est cela la notion de service public, et c’est à cela que devraient servir nos impôts… Et pas à augmenter les effectifs de flics équipés de Tazers, ni financer des émissions de télé minables, tout en diminuant le nombre d’enseignants et en sucrant les budgets alloués à la culture !
Si les gens étaient mieux éduqués (comprendre aussi « cultivés ») à la base, ils arrêteraient de se taper sur la gueule à longueur de temps, et de jalouser leurs différences au point de –parfois- commettre des crimes abjects et absurdes.

Oui, la culture, et les artistes devraient -à mon sens- être considérés comme d’utilité publique, et de ce fait, leur investissement pour le mieux-vivre de la population devrait être entièrement financé par les instances publiques. Ainsi, les spectacles seraient-ils gratuits (et donc accessibles à toutes les bourses). Et d’ailleurs, j’englobe aussi les bibliothèques municipales dans mon raisonnement ! Faites qu’on m’entende !

Vive mai en Scène, et vive Tokia Théâtre !


mercredi 31 mars 2010

En finir avec le mythe du feu purificateur.

Dans « Avant que Nature ne meure », le livre du Professeur Jean Dorst, dont la première édition date de 1965, une grande place est réservée à ce thème "Par le fer et par le feu, la destruction des terres par l’Homme ». L’érosion accélérée par les activités humaines désordonnées et irrespectueuses en est le souci permanent. Ce livre rejoint celui d’André Birre « Un grand problème humain, l’humus », paru à la même époque où l’on découvre, entre autres, les inquiétudes à ce sujet d’un certain Victor Hugo. C’est dire si certaines prises de conscience contemporaines sont tardives et timides...

Dans les années 70, Manex Lanatua a pratiqué le métier de berger en montagne Basque. Un grave accident l’a contraint à cesser cette activité. A l’époque, déjà, il était en complet désaccord avec l’écobuage, cette pratique pastorale de mise à feu de la montagne. Aujourd’hui qu’il est apiculteur, « berger d’abeilles », ce désaccord est encore plus vif. Même si bien d’autres pratiques agricoles mettent de nos jours en péril la survie des abeilles et des insectes en général, (monoculture, mono élevage, fenaison hâtive, réduction des surfaces boisées, pesticides, OGM, etc), il n’hésite pas à déclarer « Nous sommes des sinistrés du feu ». Dans le département, ils sont environ 350 apiculteurs déclarés, ce qui représente à peu près 20 000 ruches dont les abeilles s’activent pour le bien commun. « Cette noble activité, activité de paix par excellence, tente de survivre dans une ambiance de guerre ouverte. Ces feux terribles, nous les regardons avec angoisse détruire des centaines d’hectares de ce que nous pourrions appeler les « pâturages de nos abeilles. ».

Manex a bien voulu répondre à quelques questions:

Manex, que penses-tu de la pratique de l’écobuage ?

Je n’ai jamais mis le feu à la montagne et je ne le mettrai jamais. C’est un acte de mort. Il s’agit de tuer la nature. Or, qu’est-ce que la nature ? C’est vous, c’est moi, c’est l’ensemble des êtres vivants. Brûler la montagne, c’est se mettre à mort soi-même. Tout acte de destruction opéré contre la nature est un acte de destruction opéré contre soi-même. Ces incendies, que je considère comme criminels, sont également des actes suicidaires. Il n’y a que du négatif et du mortifère dans l’acte d’allumer des incendies de montagne.

Certains mettent en avant la notion de « tradition ». Qu’en penses-tu ?

Comme dans beaucoup d’autres domaines, il y a confusion dans la tête des éleveurs. Nombreux sont encore ceux qui pensent que ces incendies volontaires sont une bonne chose. Quant à moi, je suis absolument persuadé que cette pratique de la tradition basque est mauvaise. Ce n’est pas parce qu’une coutume est dans le droit fil de la tradition que cette coutume est bonne. Il y a dans la tradition du peuple basque de bonnes et de mauvaises choses. Les mauvaises sont à laisser de côté. En outre, je ne comprends pas comment quelqu’un peut brûler ce qui le nourrit. Car c’est bien la montagne qui nourrit le bétail qui nourrit ensuite le berger ou le paysan. Incendier la montagne, est-ce une façon de la remercier ? Quelque chose ne tourne plus rond. C’est l’absurdité la plus totale car, avant toute chose, le fondement de la véritable tradition n’est-il pas l’amour et le respect de la terre ? Il y a encore à peine quarante ans, les hommes et les femmes qui nous ont précédés ont pratiqué et entretenu cet amour et ce respect. Cela aussi se cultivait. L’amour de la terre, c’était leur culture. Puis par la divinisation de l’idée de progrès, ne jugeant et ne jaugeant que par lui, l’harmonie a été rompue. Tout n’est plus maintenant que rivalité. La relation homme/nature est elle aussi conflictuelle. Aujourd’hui, vivre en harmonie avec la nature, les animaux, les autres humains, tous les êtres vivants, la plupart des humains s’en foutent. Seul compte leur profit immédiat, c’est -à dire l’argent, divinité suprême de notre époque. Pourtant, comme disaient les indiens " La terre ne nous appartient pas. Nous l’empruntons à nos enfants. " Je suis persuadé que le Pays Basque est pourtant le lieu idéal pour promouvoir une agriculture respectueuse de l’avenir et du vivant.
D’abord et avant toute chose, nous devons tous nous imprégner de cette idée que nous ne sommes pas seuls au monde. Tout acte que chacun pose en montagne a des conséquences pour les autres utilisateurs de cette même montagne. A preuve, par exemple, Monsieur Lacoste, de St Just Ibarre, producteur de porcs, qui a perdu quinze hectares de forêts, sous-bois et landes à cause
d’incendies incontrôlés. " Les dommages causés se répercuteront sur plusieurs années ", déclare-t-il.

Et les conséquences pour les apiculteurs, quelles sont-t-elles ?

Il s’agit d’une véritable catastrophe. Le feu détruit des centaines de variétés de fleurs. Beaucoup ont déjà disparu pour toujours. Peut-être certaines avaient-elles la capacité de guérir des maladies. On ne le saura jamais. Le feu détruit aussi les insectes pollinisateurs. Ainsi des variétés de bourdons de montagne ont déjà disparu. Des variétés d’abeilles sauvages se raréfient. Sans parler des lapins, des lièvres et autres animaux qui meurent carbonisés. Et que dire des " pottok ", des chèvres et des brebis qui ont brûlé dans leurs bergeries ?
Mais revenons à l’apiculture. Il faut savoir que contrairement aux bergers et paysans, les apiculteurs travaillent sans la moindre prime. Lorsqu’un flan de montagne fleuri de bruyères disparaît dans les flammes, l’éleveur d’abeilles devra attendre huit ou dix ans avant de faire une nouvelle récolte. Oui, tout acte individuel a des conséquences pour les autres et pour la nature.

Alors, que faire ?

- D’abord, cesser de penser que la montagne est un tas de m… couverte de cochonneries que le feu " nettoie ". Pour nous, la ronce et la bruyère sont une bénédiction des dieux. Avec ce tas de " saletés ", les abeilles font du miel. Qui peut faire mieux ?
- Au moins pour un certain temps, il faut totalement interdire ces feux destructeurs, laisser le temps à la nature de reprendre force, à l’humus de se reconstituer. Dans ce cadre, il faudra réserver des zones à l’apiculture.
-Il faut promouvoir la machine à débroussailler. Là où elle ne peut aller, il faut laisser faire le travail aux pottok qui ont une excellente dentition ---- En outre, si le système de l’écobuage doit-être pratiqué, je dirais, que vu ses dangers, il faut absolument assurer une véritable formation/information des éleveurs susceptibles de l’utiliser. Il faudrait que les éleveurs se regroupent pour ne pas se laisser déborder par l’incendie. Dans ces cas là, il ne faut pas oublier que ce sont les pompiers qui risquent leur vie.
- Il faut sans doute aussi réunir autour d’une table les différents " utilisateurs " de la montagne
- Enfin, il faut reboiser avec des essences locales ( châtaignier, chêne, hêtre, tilleul, etc ) et aider financièrement ceux qui vraiment ( j’insiste sur le mot vraiment ) travaillent avec la nature et non pas contre elle.

Source : Jenofa Cuisset

Ecobuage : La guerre contre la nature



« Les scientifiques du muséum d’histoire naturelle sont passés ici, et nous n’avons même pas été tenu au courant ». Voilà un peu ce que me répondait un élu à Tardets, il y a quelques années, protestant contre Natura 2000. C’est probablement vrai et sans doute, c’est une chose qu’on peut regretter ? Mais, aujourd’hui, j’aurais envie de lui répondre simplement : Ils ne sont pas venus vous voir, peut-être aussi parce qu’ils savent ne pas avoir grand chose à apprendre de nous, souletins, en ce qui concerne la nature… Oui je pense qu’ici, à force de la nier et de la combattre, on a tout oublié d’elle. On ne sait plus reconnaître les fleurs et les arbustes et si on s’y connaît en champignon et en oiseaux c’est surtout lorsque ceux-ci sont comestibles. Le reste serait une vaste foutraille tout juste bonne à être « nettoyée » (car la nature sauvage, c’est sale). Cette foutraille qui grignote nos prairies, mangent nos poules et nos brebis est tout juste bonne à mettre le feu.
Un exemple frappant pour corroborer mes arguments. Il a quelques jours les écobuages ont été interdits par arrêté préfectoral. Mais comment ont réagis des paysans en Pays Basque et notamment en Soule, qui n’ont, paraît-il, pas de leçons à recevoir ? Et bien ils ont mis le feu alors que la végétation était extrêmement sèche, affaiblie par les fortes gelées de ces dernières semaines, alors même qu’un vent de sud soufflait. Résultat : une quarantaine d’hectares de végétaux ravagée sur les hauteurs de Haux et une trentaine d’hectares sur les hauteurs de Larrau obligeant les interventions des pompiers de Tardets pour protéger les habitations. Plusieurs hectares sont partis en fumée sur le Mondarrain, le Baigura, sur le Col d'Izpegi, les communes d'Hasparren et d'Anhaux. La liste n’est pas exhaustive en Pays-Basque. Et je ne parle pas des dégâts prés d’Oloron, Lasseube et en vallée d’Aspe où plus d’une centaine d’hectares a été touchée.
Qu’on ne se préoccupe pas des arrêtés préfectoraux, c’est une chose. Qu’on n’écoute pas les prévisions météorologiques, c’en est une autre. Mais quand on ne sait plus grand-chose au sujet de la nature, on devrait prendre la précaution de garder ses allumettes dans sa poche. Et ensuite réfléchir au concept de tradition qui est une grosse connerie quand il est cajolé comme le chienchien à sa mèmère.
Je suis de ceux qui plaident, avec mes ami(e)s d’Astobelarra, pour que nous cessions cette guerre inutile et d’un autre temps à cette nature sur laquelle nous n’avons aucun droit mais uniquement des devoirs. Cette guerre du feu qui n’a plus aucun sens aujourd’hui est devenue anachronique.
A l’heure où j’écris ces lignes, le mercredi 24 mars 2010, du promontoire de mon domicile qui domine la vallée, j’aperçois encore des feux ! Inconscience, ignorance , bêtise ? Je laisse le lecteur seul juge.

vendredi 26 mars 2010

Réécoutez les anciennes émissions!

Vous les avez redemandées (ou pas), les voici les voilà : réécoutez (ou téléchargez) les émissions passées de Blogabloga!
Merci à Xan pour les copies ;-)

La première émission, du 3 novembre 2009!



La seconde émission, du 1 décembre 2009!
Spéciale Noël!



La troisième émission, du 5 janvier 2010!
Spéciale bonne et mauvaise bouffe, avec Thomas Erguy!



La quatrième émission, du 2 février 2010!
Spéciale Eros et Thanatos, avec Mathieu Larregain!



La cinquième émission, du 2 mars 2010!
Spéciale école de nos rêves, avec Marie Fleury et Raphaëlle Foirien!



La septième émission, du 4 mai 2010
avec comme invité Alain Borda, spécialiste es-pommes en Soule!



La huitième émission, du premier juin 2010!
La dernière avant l'été, avec Jolan Ayerdi-Caudine (5 ans) comme invité!

samedi 6 mars 2010

L’école dont nous rêvons

Si comme nous,

- tu es insatisfait du système d’enseignement et plus généralement de la société actuelle,
- tu souhaites provoquer des changements profonds dans l’enseignement et la société,
- au-delà de l’individualisme et de la résignation, tu veux collectivement réfléchir au possible et le mettre en pratique,
- tu penses que les rêves d’aujourd’hui sont les réalités de demain,
- il te semble qu’aussi importante que la question « Quel monde laisserons nous à nos enfants ? » est la question « Quels enfants laisserons nous au monde ? »,
- il te paraît évident qu’il faut davantage de musique dans les cœurs pour faire danser la vie,
- tu acceptes celui qui parle aux oiseaux, à la rivière, aux arbres de la forêt, aux étoiles du ciel et au vent,

bienvenue !

Entre une douzaine d'amis, nous sommes en train de réfléchir au contenu de l’école dont nous rêvons.
C’est une réflexion libre, non limitée par les contraintes économiques ou légales.
Une réflexion libre qui n’a pas peur de secouer les idées conformistes.
Une réflexion agréable qui nous rassemble autour de quelques mets et boissons délicieux.

Le texte qui suit rassemble en vrac les réflexions que nous avons eues à ce jour.
Au cours des prochains mois, nous allons réfléchir de manière plus approfondie à ce que l’on peut apprendre dans cette école et avec quelle pédagogie, en commençant par les enfants en plus bas âge.

Nous organisons une soirée de réflexion sur la pédagogie Rudolf Steiner le 19 mars 2010.

Après avoir précisé comment est cette école, nous étudierons ce qui est réalisable pour avancer vers notre rêve en partant de la réalité actuelle.

Si tu veux rêver avec nous, bienvenue !

Merci de faire part de cette réflexion à toute personne susceptible d'être intéressée.

Pour entrer en contact avec nous clique ici

mercredi 3 mars 2010

Erakaskuntzaz amets bat egin düt...

I had a dream... about education!
Erakaskuntzaz amets bat egin düt...

Testo llabür honen bidez, hebentik 20urteren bürüan Xiberoan zer nolako irakaskuntza sistema izaten ahal lizatekean nahi izan düt asmatü… Ez düzü baitezpada amesten dütana bena haboro egünko errealitateari lotürik ikusten dütana.

Xiberoan gira, 2030ko martxoaren 2an. Santa-Grazi-tik Ozeraine artino hedatzen den Xiberoako lürralde berezian 20 000 bizizale kontatzen da.

Haurrak oro ber eskoletan ebilten dira. Ikastola eta eskola pribatüak desagertü beit dira. Hamar herri-eskola batzen da Xibero osoan lehen mailarentako. Bi 2. maila edo kolejio bada, bat atarratzen eta bestea Maulen. Lizeo bat baizik ez da, Sohütan, non goi-mailako estudioak ere jarraikitzen ahal diren « bekanika » eta « laborantxa » sailetan bereziki. Eskola güziak püblikoak dira eta Xiberoko Lürralde Autonomoak dütü joanarazten!

Erakaskuntza osoa xiberotarrez egiten da lehen mailan. Kolejioan eta lizeoan aldiz, gazteer haütüa emanik da: edo osoki eüskaraz jarraikitzea edo erdiz erdi aritzez. 2030. urte hortan, erraiten ahal da haurren erdia imersione sisteman dela. Beste haurren kopürüak aldiz bere ikasketak erdi frantsesez eta erdi eüskaraz jarraikitzen dütü, sistema elebidün batetan.

Haur güziek xiberotarra menperatze dire eta eüskara eskolatik kanporo ere erabilten ahal düe, bai bakantza denboran eta bai kirol talde edo aktibitate desbardinetan.

Kurso teorikoak goizan baizik segürtatzen dira. Arrestirez, bisitak, eztabadak, aktibitate artistikoak, kirolak, deskubritze lanak eta lan pratktikoak egiten ahal dira. Manera hortzaz, haurraren garapen osoa segürtatzen da.

Bidaje hanitx ere antolatzen da, aüzo diren erresümetan hanitxetan. Negü Efekto edo Beroketa Gasak konpentsatzen dira betik, haurrak edo gazteak ükeiten ahal lükean « üngürameneko hexa-ren » egin ahala apalaraztez.

Goizanko kurtsoak talde ttipietan antolatürik dira, non eta adin desbardinetako haurrak jüntatzen diren. Erakasleak egün oroz kanbiatzen ahal dira.

Düala güti, eskola bakotxetan baratze bat eta etxalte bat xütik ezarrik izan dira. Xiberoako Lürralde Autonomoak sortü enplegüen bidez, laborari gazte eta baratzezain elibat plantatü dira eskola bakotxak dütüan lür horietan. Han berean hazten diren kabaleak eta edireiten direnak oro eskoletan edireiten edo jaten dira. Haurrek eta gazteek prefosta, laborantxa edo baratze lanetan partehartzen düe, bakotxa bere heinean eta bakotxa bere projet pedagogikoaren araberan...

2030. urte hontan eskola, biziaren irakaskuntza günea bilakatü da düdarik gabe!
Bena amets bat baizik ez da... Amets bat baizik?!? Eta ametsa, egia bilhakarazten bagünü?!?

Allande Errezarret, 2010ko martxoaren

mardi 2 mars 2010

De l'éducation

"Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j'aie jamais vue. Il s'y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? je crois qu'il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l'homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l'on va, dans les villes et ailleurs, l'homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus ne plus de maisons, polluant l'air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux - comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu'il naît de plus en plus d'enfants et qu'ils ont besoin de plus en plus d'espace. L'homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci - où la population est peu nombreuse, où la nature n'est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté - on en est tout étonné. Chaque fois que l'on vient ici, on ressent l'étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Vous ne contemplez plus les collines, vous n'écoutez plus les oiseaux, vous n'entendez plus le vent dans les feuilles. petit à petit, vous êtes devenus indifférents.

L'éducation ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres, que ce qu'ils racontent soit vrai ou faux. Tout cela fait partie de l'éducation. Elle ne consiste pas simplement à passer des examens, à obtenir un diplôme et une situation, à se marier et à s'installer, mais encore à savoir comment écouter les oiseaux, comment voir le ciel, l'étonnante beauté d'un arbre, le dessin des collines, comment les sentir, comment être vraiment en contact avec toutes ces choses. Tandis que vous allez vieillir, ce sentiment d'écouter, de regarder, disparaîtra malheureusement, parce que vous aurez des soucis, parce qu'il vous faudra plus d'argent, une belle automobile, plus ou moins d'enfants. On devient jaloux, ambitieux, avide, envieux ; et ainsi on perd ce sentiment de la beauté de la Terre.

Une éducation véritable, cela veut dire qu'un esprit humain, le vôtre, ne doit pas seulement être capable d'exceller en mathématiques, en géographie ou en histoire, mais de bien plus : que jamais, en aucune circonstance, il ne se laisse absorber par le courant de la société. Parce que ce fleuve que nous appelons la vie est très corrompu, immoral, violent, avide, et ce fleuve, c'est notre culture. La question est donc de savoir comment mettre en oeuvre une éducation juste, permettant à l'esprit de résister à toutes les tentations, toutes les influences, toute la bestialité de cette civilisation. Nous en sommes venus à un point de l'histoire où il nous faut créer une nouvelle culture, un genre d'existence totalement différent, qui ne soit pas basé sur la consommation et l'industrialisation, une culture fondée sur l'essence réelle de la religion."

Krishnamurti (1895-1986)

Extrait du livre "Réponses sur l'éducation" de Jiddu Krishnamurti éditions Pocket Spiritualité

http://www.krishnamurti-france.org/
http://www.jiddu-krishnamurti.net/fr